Récits de membres

Barbara R.
Shelburne, ON

Née en 1962, Barbara fut malade pendant la majeure partie de sa vie. En plus de ses nombreuses allergies aux aliments et aux médicaments, elle souffre du syndrome de Marfan. Barbara se souvient de deux incidents au cours desquels MedicAlert lui a sauvé la vie.

Vers l'âge de 18 ans, Barbara découvrit qu'elle avait une réaction allergique grave au colorant à l'iode. Lors d'un séjour prolongé à l'hôpital suite à une infection de la vessie, les médecins découvrirent qu'elle avait du sang dans son urine. Ils lui firent une injection de colorant à l'iode pour déterminer la provenance de son saignement. Un urologiste découvrit que lorsqu'on lui avait retiré son cathéter quelques jours auparavant, celui-ci lui avait déchiré l'urètre causant ainsi un saignement interne. Il découvrit aussi qu'elle était allergique au colorant à l'iode.

Barbara indiqua dans son témoignage écrit : " L'urologiste est venu me voir dès que les infirmières l'ont appelé, et je me souviens que ma peau se couvrait tranquillement de taches rouges et que la démangeaison était insupportable. Je me souviens qu'on me plaça immédiatement dans un bain avec une solution médicamenteuse prescrite par le médecin. L'urologiste m'a aussi dit plus tard de ne plus jamais accepter qu'on utilise du colorant à l'iode pour moi à moins que ce soit une question de vie ou de mort."

L'année suivante, Barbara visitait de la famille en Allemagne lorsqu'elle tomba malade et dût être hospitalisée. Durant son séjour à l'hôpital, elle développa une douleur insupportable causée par une pierre à un rein et se retrouva de nouveau aux soins intensifs. Barbara qui était sous l'effet de puissants sédatifs n'a pas réalisé que les médecins allaient de nouveau lui injecter du colorant à l'iode. Un professionnel de la santé qui comprenait l'anglais remarqua que le bracelet de Barbara indiquait "Allergique au produits de contraste". Le médecin jugea qu'il ne s'agissait pas d'un cas de vie ou de mort et la procédure fut immédiatement arrêtée. Heureusement, d'autres alternatives étaient disponibles.

La vie de Barbara fut épargnée encore une fois au printemps de 1987. Elle réagissait à son anticonvulsivant habituel et fut admise à l'hôpital afin de changer son médicament. Et tout juste avant que ça se produise, Barbara eut une attaque. Les infirmières qui procédaient au changement de médicament lurent à voix haute le dossier de Barbara mentionnant qu'on devait lui donner de la chlorpromazine.

"Je pouvais entendre mais je ne pouvais pas parler. Je savais que si on me donnait ce médicament, j'en mourrais. J'allais abandonner et tout ce que je pouvais faire était de prier Dieu."

Quelques secondes avant qu'on injecta le nouveau médicament à Barbara , une aide infirmière qui allait procéder à l'injection remarqua son bracelet MedicAlert. L'infirmière ne pouvait croire que le médecin qui avait prescrit ce médicament n'avait pas remarqué l'allergie de Barbara. Elle se dirigea alors vers le poste de garde pour prendre le dossier de Barbara et constata que le médecin avait fait un oubli. Si on lui avait donné de la chlorpromazine, Barbara serait tombée en convulsions, aurait fait une crise cardiaque et serait morte.

" Cette situation était de loin plus effrayante que l'autre parce qu'en Allemagne, je ne me rendais pas compte de ce qui se passait à cause des calmants. Cette fois, je pouvais entendre ce qui se passait, mais je ne pouvais pas parler. N'eût été de cette infirmière qui vérifia mon bracelet, je ne serais pas ici aujourd'hui. Je n'ai jamais eu la chance de la remercier.